Lweez :Ce projet m’a surtout permis de parler de liberté, à travers une vision féminine et féministe.
- Anne Marie
- 16 hours ago
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Votre son se situe au carrefour du rap et de la pop, porté par des sonorités latines et un rythme entraînant. Lorsque vous commencez un morceau, partez-vous de cette énergie physique et dansante, ou bien la mélodie arrive-t-elle en premier, suivie de l'énergie communicative ?
En fait, quand je sélectionne une instru, c’est surtout parce que je sens qu’il y a quelque chose que je peux développer dessus, quelque chose qui correspond à une émotion que j’ai en moi à ce moment-là. Quand je pose sur le morceau, il y a souvent une énergie assez brute qui sort naturellement d’un coup. Après, j’ai tendance à choisir des sons assez dansants parce que j’ai fait beaucoup de danse et que l’énergie d’un morceau est très importante pour moi.
« Karma Liberta » se présente comme une affirmation artistique claire, mêlant intensité urbaine et influences méditerranéennes. Que vouliez-vous que ce projet révèle de qui vous êtes aujourd'hui, et qu'avez-vous choisi de laisser derrière vous pour y parvenir ?
Karma Liberta est assez proche des sons que j’écoute beaucoup, avec des instrumentales aux influences latines qu’on retrouve souvent dans le rap italien ou latin. Il y a donc des influences assez directes dans ce projet.Au niveau du contenu, c’est un projet qui explore différentes facettes de ma personnalité et qui m’a surtout permis de parler de liberté, à travers une vision féminine et féministe. Avec ces morceaux, j’ai peut-être laissé derrière moi un côté plus rap pour aller vers quelque chose de plus pop, plus latin, et surtout explorer le mélange des deux.

On retrouve une image récurrente du Sud dans votre œuvre : routes d'été, soleil, une certaine chaleur. Quelle partie de cette image provient de vos origines, et quelle part relève d'un univers que vous construisez consciemment à travers votre musique ?
Ce n’est pas vraiment quelque chose que je construis artificiellement. C’est souvent raccord avec ce que je vis réellement. S’il y a une construction, elle se trouve plutôt dans les jeux de mots, la narration ou l’interprétation qui donnent corps à cet univers. Mais l’univers lui-même n’est pas imaginé ou fictionnel, il est vécu. Écrire permet justement de s’en souvenir et de le reconstruire à travers les chansons.
Avec « Caliente » diffusé sur les ondes en Suisse, en France, en Espagne et en Italie, votre musique traverse les frontières et les cultures. Comment voyez-vous l'évolution de votre univers lorsqu'il rencontre un public qui ne partage pas nécessairement la même langue ?
J’ai fait des concerts dans des pays où les gens ne parlaient pas forcément français, mais ce qu’ils ressentent, c’est surtout une présence, une énergie et une émotion très communicative à travers la musique mais aussi la danse. Il y a quelque chose qui se transmet naturellement à travers cette énergie, même sans comprendre l’intégralité des paroles ou du sens.

Vous passez facilement de la musique au cinéma, occupant rapidement un rôle principal à l'écran tout en devenant le nouveau visage de Guju. Comment ces différentes formes d'expression s'alimentent-elles mutuellement, et où vous sentez-vous le plus vous-même ?
Oui, j’ai vraiment pris la décision d’osciller entre la musique et le cinéma et de construire les deux en parallèle.Ce qui est intéressant, c’est que quand on chante ou qu’on enregistre un morceau, on interprète déjà un texte. Pour moi, le cinéma est la continuité de cette interprétation. À travers la musique, on transmet une émotion avec la voix, le rythme ou les paroles, alors qu’au cinéma, on peut s’exprimer avec tout le corps.Je dirais que les deux sont complémentaires et que j’arrive à trouver un véritable espace de création dans chacun d’eux. La finalité reste la même : transmettre une émotion. Mais le cinéma demande peut-être encore plus de soi. Un tournage peut être plus intense, plus envahissant parfois, alors qu’enregistrer un morceau en studio reste quelque chose de plus léger et spontané. Il y a davantage de place pour l’improvisation.Et quand on a tout le temps besoin de créer, avoir les deux est quelque chose de complémentaire. Cela permet d’explorer différentes facettes de la création avec beaucoup de liberté en fonction de nos besoins et de ce que l’on ressent sur le moment.
Vos concerts en Europe et en Amérique du Sud semblent être les endroits où votre univers s'épanouit pleinement. Qu'espérez-vous que l'auditeur emporte avec lui une fois la musique terminée et la salle vidée ?
Ce que j’aime surtout quand je suis sur scène, c’est que le public reparte avec une énergie positive et communicative, le souvenir d’un moment partagé à danser et chanter ensemble. J’ai envie qu’ils repartent avec quelque chose de fort.
Quand j’ai fait des concerts en Amérique du Sud, beaucoup de personnes venaient me dire après les shows qu’elles avaient adoré l’ambiance. Je pense que c’était lié aux rythmes caribéens de certains morceaux, mais aussi à la présence des danseurs sur scène. Je crois qu’ils associaient ça à un vrai moment de joie.
Female Model: Lweez @lweza_c
Photographer: Einhorn.photo @einhorn.photo
Fashion Designer: GUJU @guju_official
















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